29/09/2013

LES JEUNES, GENEVE, L'EMPLOI

Environ 5% de taux de chômage dans notre canton (12000 personnes), le plus haut taux de Suisse (mais avec en plus les chômeurs en fin de droit et les situations sociales), et cette année une augmentation de près de 10% du chômage chez les jeunes de moins de 25 ans !! Situation et tendance très inquiétantes : il faut réagir (tard ...) et agir en prévention du proche avenir ! Certes des mesures ont été prises récemment en faveur de l'insertion des jeunes, mais est-ce suffisant pour endiguer ce que je considère comme une situation gravissime ! Avoir 22 ou 23 ans, avoir terminé un apprentissage, une école ou une autre formation professionnelle et ne trouver aucun emploi ? Non je ne veux pas de cela à Genève pour toutes les raisons que chacun connait parfaitement bien, mais surtout pour ces jeunes eux-mêmes ! Alors ? Que faire ? Plusieurs pistes : 1. Vouloir informer activement les très jeunes des possibilités d'emploi, des professions recherchés sur Genève, en créant un véritable recensement des besoins de nos entreprises, des métiers dont elles ont besoin et mettre ces données à disposition des jeunes, de leurs parents et des enseignants de façon active et facile, créer un vrai observatoire des professions recherchées et des emplois disponibles pour orienter les très jeunes dans leur choix de métier. Publier ces données régulièrement dans la presse sous forme d'annonces, avoir un site internet unique accessible dont l'adresse est diffusée largement. Créer des contacts directs avec les employeurs et faciliter le recensement de leurs besoins. 2. Faciliter l'accès à une activité pratique, à un stage en cours de formation; donner aux jeunes une ébauche d'activité pratique avant la fin de leur apprentissage ou école. On leur reproche souvent à l’embauche de ne pas avoir d’expérience pratique ! 3. Faire bénéficier les entreprises qui acceptent un jeune en fin de formation d'une forme de soutien financier (indemnité, taxation modifiée, participation temporaire au salaire etc.), ceci sans sous-enchère salariale. 4. Les multinationales emploient à Genève environ 75000 personnes sur les à peu près 320000 emplois du canton. Pourquoi ne pas demander à ces multinationales, suisses ou étrangères, d'accepter dans l'engagement de leur personnel un certain pourcentage de jeunes en fin de formation à Genève comme contribution au bien-être local dont elles bénéficient ? Pourquoi ne pas les encourager à trouver au sein de leur réseau international un emploi pour ceux qui acceptent de partir, même transitoirement, à l'étranger ? 5. Analyser de manière plus précise les causes et les chemins de formation qui conduisent à ce taux inacceptable de chômage chez les jeunes à Genève ? D'autres mesures existent et peuvent être proposées ! On argumentera que cela coûte cher ?? Non, car ceci constitue un investissement dans notre société de demain (et demain se prépare maintenant !) et le prix à payer sera bien inférieur au coût global d'un jeune au chômage ! Nous ne pouvons pas accepter le chômage chez les jeunes comme une situation inéluctable, mais devons le considérer comme inacceptable !

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