17/03/2013

Budget : MCG, UDC, PLR, PDC, Verts et Socialistes, en fait tous d'accord !

Un budget de environ 1.8 milliards, une différence de 100 millions pour obtenir un vote et une acceptation, 2 jours de discussions et parfois d'insultes .... et aucun accord au Grand Conseil face à un Conseil d'Etat qui est perplexe ! Quel gâchis ! Dites-moi, est-ce que les partis de gauche veulent vraiment un déficit ? Sont-ils partisans de creuser encore une dette abyssale au détriment de l'avenir du social et de l'écologie ? Les partis de droite veulent-ils vraiment couper tous azimuts dans les tâches essentielles de l'Etat que sont la sécurité, la santé, l’instruction et le social justifié ? Non et non !  Alors ? Alors 100 millions ont permis aux idées politiques de s'exprimer, de s'affronter de façon caricaturale, de se confronter, de se contredire, de se critiquer, de s’invectiver et finalement de se réduire à l'absence de budget ! Pour qui ne comprenait pas les aspirations politiques des uns et des autres, ces 2 jours auraient été très éducatifs ! Et Genève dans tout cela ? Et les genevoises et genevois ? Ils attendent une solution qui ne viendra pas d’affrontements comme ceux auxquels on a assisté, mais d'une volonté politique commune intelligente pour trouver des solutions : nous ne pouvons plus avoir de budget déficitaire, nous allons au devant de temps difficiles, il faut impérativement contrôler le budget de l'Etat pour qu'il puisse continuer d'assumer à l'avenir ses tâches essentielles et indispensables ! Dans ces moments difficiles, on ne peut accepter que toute une frange de notre population se précarise encore plus, nous devons veiller aux plus faibles, aux démunis ! Nous devons aussi faire vivre nos entreprises ! Alors ? Augmenter les impôts ? Non, solution à court terme qui ne suffirait de toute manière pas ! Il faut reprendre non pas seulement les 17 politiques publiques, mais les chapitres, les paragraphes, les lignes de ces politiques avec l'oeil critique de celui qui doit dégager des économies ! Voir ce qui au cours des années s'est hypertrophié, s'est étendu, a coûté plus cher, a augmenté et avoir le courage de redimentionner certains aspects de ces politiques publiques en visant efficacité et réalisme : nous n'avons plus les moyens de nos ambitions ! Dans bien des domaines, nous pouvons modifier la voilure des organismes sans altérer l'action de l'Etat dans l'essentiel : par exemple diminuer la pléthore des échelons hiérarchiques dans certaines structures publiques, simplifier les procédures toujours plus complexes de contrôles dits de qualité qui mobilisent beaucoup de moyens, réorganiser et simplifier certaines procédures administratives et juridiques (comme notre Procureur Général le propose) qui se sont inutilement complexifiées, intensifier la collaboration public-privé dans le domaine des services, mieux définir les missions de l’Etat essentielles à nos concitoyens, peut-être abandonner les autres ! Beaucoup d’exemples pourraient être mentionnés ! Oui il faudra travailler dur et vite, vouloir comprendre et analyser, avoir du courage, définir des priorités, remettre en question certaines situations, prendre des décisions…. mais nos concitoyens ne les attendent-ils pas ? Ne sommes-nous pas élus par eux, nous les politiques, pour remplir cette mission étatique difficile ? Pour tenir la barre du navire, contrôler sa trajectoire ! Pour réussir il faudra un minimum d’entente, d’intelligence commune, de volonté politique partagée et une vision de l’avenir de Genève !  Il faudra expliquer à nos concitoyens les choix et leur raison, réexpliquer, convaincre, guider, montrer l’exemple, accepter les difficultés et les revers…  mais toujours vouloir l’intérêt de Genève et de ses habitants ! Facile à écrire ?? Oui, mais il faut impérativement le faire et réussir ! Ce moment de notre histoire le réclame ! Nos concitoyens attendent !

 

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